Commençons comme ça:
bienvenu-(e)-(s)
Vous voiçi donc arrivé-(e)-(s) sur mon premier site
perso, il peut donc être soumis à tout moment aux
critiques les plus évolutives. Mais gentillement.
Sujet de Thèse
"Etude expérimentale de la ségrégation d'un liquide binaire par une bulle de cavitation acoustique."
encadrants: f. espitalier, o. louisnard.
laboratoire de génie des procédés des solides divisés
UMR CNRS 2392
Contexte et présentation de l'étude
La cavitation acoustique décrit l'apparition d'une population de
bulles de gaz sous l'influence d'une onde acoustique. Sous certaines
conditions, certaines bulles implosent, engendrant des températures et
pressions très élevées dans la bulle, des chocs sphériques divergents
dans son voisinage proche, et des jets liquides au voisinage des
parois solides. Ces conditions extrêmes sont responsables d'un grand
nombre d'effets physico-chimiques: réactions chimiques accélérées ou
inusuelles, émulsification, désagglomération, érosion,
cristallisation/précipitation...
A l'échelle du laboratoire, les effets positifs voire drastiques des
ultrasons ont été souvent reportés. Cependant, l'extension des
systèmes ultrasonores à l'échelle industrielle reste limitée car une
expérience de cavitation met en jeu des milliards de bulles dont la
distribution de taille et la concentration varie d'un point à un autre
du réacteur. La population de bulles s'auto-organise dans le volume du
liquide selon des phénomènes complexes et sa répartition est couplée
avec celle de l'onde acoustique, dont la répartition dans le réacteur
est elle même inconnue. Les méthodes de mesure tant du champ
acoustique que de la taille des bulles restent limitées et par
ailleurs, les modèles existants sont souvent semi-empiriques et
difficilement extrapolables. De plus la présence d'une grande quantité
de bulles ne permet pas d'appréhender les phénomènes microscopiques
mis en jeu. Seuls des effets macroscopiques sont observables.
On voit donc deux approches parallèles : développer des outils de
prédiction du champ acoustique et de la population de bulles; diminuer
la complexité expérimentale pour étudier les phénomènes
microscopiques, axe dans lequel s'inscrit mon sujet de thèse et
l'expérience que nous mettons au point.
Approche macroscopique
Jusqu'ici, seule l'approche macroscopique du phénomène de cristallisation sous ultrasons a été réalisée. Ce que l'on constate, c'est que l'emploi d'ultrasons crée des conditions de cristallisations similaires à celle que l'on aurait pour de plus grandes sursaturations. C'est en fait particulièrement vrai dans le cas de solutions faiblement sursaturées. La page traitant des
effets des ultrasons sur la cristallisation est destinée à préciser cet effet.
Approche microscopique
Pour le moment, la théorie fait preuve de lacunes pour tenter
d'expliquer l'effet des ultrasons sur la cristallisation. Par exemple,
du point de vue de la thermodynamique, la solution est considérée
comme homogène, alors qu'elle contient des milliards de bulles par
mètre cube! Qui plus est, elles oscillent. Il nous semble qu'une
approche microscopique du phénomène pourrait nous éclairer. Pour cela,
nous avons émis une hypothèse concernant la plus petite échelle du
phénomène: une bulle unique. Nous pensons que, de par sa remarquable
dynamique, elle serait à même de
ségréger
les espèces se trouvant dans son proche environnement.
Une petite expérience à mener dans la cuisine, afin d'appréhender un des paramètres intervenants dans les processus de cristallisation: le temps de nucléation ou le temps d'induction. Allez voir la page concernant
le sel de vos pates.
Grossier Romain
Last modified: Tue Oct 3 18:20:55 CEST 2006